Tanger, zone franche du port et zone interculturelle de la ville
>la
zone
franche du port de Tanger
"Depuis
les années 70, l'accent a été mis comme catalyseur
au rôle économique stratégique de la ville de
Tanger, sur la mise en place d'un nombre assez important d'infrastructures.
La zone franche de Tanger est créée à partir
du 1er janvier 1962 dans l'enceinte portuaire de Tanger par le dahir
n° 1/ 61 / 462 du 30 décembre 1961 - qui détermine
les conditions dans lesquelles, la zone est soustraite du régime
des douanes et du régime fiscal.
La Zone Franche de Tanger occupe une superficie de 54670 m2 et comprend
:
- Un quai de 130m
- Un hangar de 5000 m2 pour le magasinage. Des terres pleines de 28000
m2 destinées à la construction des magasins des opérateurs.
- 4000 m2 environ, réservée aux bureaux de l'organisme
chargé de gérer la zone (lODEP), aux établissements
bancaires, aux bureaux de poste et aux
bureaux des entreprises privées dont l'activité est
annexée à celle de la zone franche.
La Zone Franche fait travailler un effectif de 3550 personnes dont
90% de main duvre féminine"
>
et
la zone franche culturelle de
Christine Keyeux, artiste (Vagabond'Art 2001 "De cabanes en cavales"),
ex-tangéroise
j'ai
fait un rêve

Nous
étions, arabes, français, espagnols, italiens, anglais,belges,suédois…
Parfois
20 nationalités différentes au sein d’une même classe. Nous parlions
tous plusieurs langues.
Musulmans,
Juifs, Chrétiens, nous fêtions les uns avec les autres nos fêtes respectives.L’odeur
du couscous, du pain azyme, de la paëlla et de la dinde rôtie se mêlait
aux chants de Noël, aux bruits des castagnettes ou des mélopées locales.
Les
appels à la prière du haut des mosquées se joignaient aux sons des
cloches des églises. La seule frontière que nous connaissions était
la frontière du Maroc espagnol à une vingtaine de kms de la ville
et elle nous paraissait dérisoire….
C’était
notre quotidien à nous les enfants de Tanger des années 1950/60, cela
nous semblait normal. Nous pensions que le monde était ainsi : grand
ouvert…Il nous fallut affronter les dures réalités de l’exil pour
réaliser que c’était loin d’être le cas…
Que
cette terre de tolérance et de multiculturalités qui nous avait vus
grandir, était une exception…
Je
suis retournée à Tanger cet été 2003,
animer un atelier avec des enfants. La ville a changé, bien sûr,
mais il y flotte toujours dans l’air un parfum d’ailleurs, ne fusse
que dans la diversité des bâtiments de styles très différents. Nous
avons travaillé sur l’histoire d’Ibn
Batouta, grand voyageur, né à Tanger en 1304, avec 200 enfants
de la ville qui ont réalisés des collages, de papiers venant de tous
les coins du monde. Les résultats ont été extraordinaires, débordants
de lumière et de créativité…
Mémoire
d’autrefois ou espoir d’un futur de toutes les couleurs….
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Le Soir.
11-12 octobre 2003. L'invitée du samedi: "Tanger
son paradis perdu". Entretien. Corinne Bodart.