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©Vincent
Kervyn |

- Cabane. L'architecture : du vernaculaire au contemporain. Alejandro Bahamon - Anna Vicens Soler. Paris, L'inédite, 2008, 143 p.
Première partie de cet ouvrage, un voyage aux origines de la cabane suivant les premiers colonisateurs européens dans leur aventure à travers le territoire américain, avec analyse précise des matériaux et du processus constructif. Seconde partie, une édifiante sélection de projets récents , conçus par des architectes et des designers du monde entier, qui montrent les différentes interprétations données à cet élément emblématique de la culture américaine et de son formidable potentiel à contribuer à la création d'ouvrages contemporain. Notre avis: De Belgique au Chili, plusieurs architectes d'une des quatorze réalisations en bois répond aux questions des auteurs: Que peut nous apprendre l'architecture vernaculaire? Pourquoi croyez-vous que la cabane soit devenue un symbole du foyer aussi apprécié? Une réponse: "Construire le déjà construit" sert à occulter un secret déjà bien gardé: la passion pour la disparition et la découverte de l'extraordinaire dans un monde ordinaire. (Bakker et Blanc - Lausanne). Photos, plans, bibliographie, répertoire d'adresses. Originalité et grande qualité de ce livre d'architecture contemporaine.
- Cabanes dans le Sud-ouest. Photographies de Jean-Christophe Poumeyrol. Pau, Caim, 2006,196 p
- Habitat plume Mobile, léger,écologique. Christian Lagrange, Terre vivante, 2007, 160 p
- Cabanes, cabanons et campements Formes sociales et rapports à la nature en habitat temporaire. Bernard Picon (CNRS-Arles), Bernard Brun , Annie-Hélène Dufour, Marie-Dominique Ribereau-Gayon.Travaux de la Société d'écologie humaine.Editions de Bergier. Contenu
- Notes
sur la nature, la cabane et quelques autres choses. Gilles
A. Tiberghien. Paris, Editions du Félin, mars 2005. 157 p. 19€
Collection "Les marches du temps"
"Aux
marges des villes et des sociétés, elles recomposent une
certaine idée de la nature à laquelle nous désirons
nous confronter tout en la craignant. Cette ambivalence fondamentale
fait de la cabane un lieu de contradictions où coexistent le
haut et le bas, l'ouvert et le fermé, le mobile et l'immobile,
le jeu et le sérieux, la vie et la mort". "De même
que l'on n'habite pas une cabane, on ne peut s'y installer intellectuellement
et ces Notes, loin d'avoir le dernier mot sur le sujet, se
veulent une sorte de cadre dans cadre, de protocole de pensée
pour en construire l'idée".
Gilles
A. Tiberghien est en délagation au CNRS et enseigne l'esthétique
à l'université Paris I.
Notre
avis:
redécouverte d'un "connaisseur éclairé"
qui persiste et s'incline "dans l'âge mûr pour dire
les rêves de notre enfance" (Henri David Thoreau). Du sérieux
(références, bibliographie), du vécu: photos de
sa cabane dans le Vermont.
- Nature, art, paysage . Gilles A. Tiberghien. Actes Sud/ Ecole nationale supérieure du paysage/ Centre du paysage
2001-11-03 Isbn : 2 7427 2849 X
Sommaire
Introduction
.................................................................................7
De la nature dans l'art aujourd'hui
............................................ 17
Le land art : cartes et espaces de l'art
.......................................... 49
Robert Smithson : une vision pittoresque du pittoresque
....77
Un certain art anglais du paysage
....................................... 95
Cabanes
............................................................................... 117
Art du paysage, art dans le paysage
................................... 147
L'écologie du paysage comme métaphore artistique
........173
Horizons
...................................................................... 195
Texte de quatrième de couverture
" La question de la nature passe aujourd'hui largement par celle du paysage : ce dernier a en effet pris dans le débat social et culturel contemporain une place centrale. Il convenait dès lors de reconsidérer cette question tant à l'aune des pratiques artistiques de notre temps que dans le contexte plus large où ces pratiques ont lieu, en ouvrant des perspectives éthiques sur les rapports de notre société à son environnement.
Parler de paysage aujourd'hui, c'est convoquer perceptions individuelles et représentations collectives, nature et société, regard esthétique et maîtrise du territoire, psychologie et politique. Chacun et tous, nous faisons et défaisons les paysages, de façon anarchique la plupart du temps, concertée plus rarement.
Ce livre est en même temps un essai d'esthétique, de critique et d'histoire de l'art. Il analyse les articulations entre discours et pratiques artistiques contemporaines dans la nature depuis le Land Art, entre projets et transformations paysagères, et s'interroge sur la façon dont ces différentes attitudes nous concernent et nous rendent plus conscients à la fois de notre appartenance et de notre singulière étrangeté au monde. "
Gilles A. Tiberghien est maître de conférences à l'Université de Paris-I où il enseigne l'esthétique. Il enseigne également à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles et à l'Institut d'architecture de Genève.
Membre des comités de rédaction des Cahiers du musée d'art moderne et des Carnets du paysage, il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l'esthétique et le land art (Land Art, Editions Carré, 1993; Princeton Architectural Press, New York, 1995).
Un très beau livre remarquablement illustré. On lira en particulier le chapitre intitulé "Cabanes" (p. 117-145).
Avec le labyrinthe, la cabane est l'un des deux grands archétypes architecturaux (comme le rappelle La cabane et le labyrinthe de l'architecte Henri Gaudin, Mardaga, Bruxelles, 1994). Après avoir insisté sur la cabane comme objet de pensée, l'auteur développe surtout le thème de la cabane comme objet d'artistes. "Certains artistes se sont intéressés à la fabrication de structures légères et mobiles, de dimensions variables mais jouant le creux contre le plein, la transparence contre l'opacité, l'air contre la terre, le bois ou les branchages contre la roche. La cabane a pu inspirer des artistes sur le mode de la 'petite maison' (que signifie l'étymologie du mot), des artistes qui, sur ce thème, ont fabriqué des objets dans un contexte urbain -comme Oiticika fasciné par l'architecture spontanée des favellas- et exposés dans des galeries et des musées comme l'ont fait des artistes de l'Arte Povera."
(p 118). G. A. Tiberghien analyse des cabanes d'artistes sous l'angle d'une idée force: lieu et objet d'expérience de la nature, la cabane n'est pas un abri du monde, c'est au contraire l'extériorisation du soi - la posture d'un sujet qui s'expose à la nature conçue comme extériorité.
La Casa dell'uomo de l'artiste italien Giuliano Mauri (1985, Lodi); le Nid de lavande de Nils-Udo (1988, Crestet); les Chambres (de nuages, de terre, de vagues...) réalisées à partir de 1990 par Chris Dury en Angleterre; la Hutte de maïs, une lente gestation pou renaître ensemble ou encore la Cabane sur pilotis, s'isoler jusqu'à cohabiter dans la confusion (Charente) construites en 1988 par Bruni et Babarit, deux artistes qui vivent en Bretagne; A Simple Network of Underground Wells and Tunnels (1975) et Low Building with Dirt Rof (for Mary) (1973), des variations sur la cabane entre caves et greniers proposées par Alice Aycock; ... l'analyse de ces travaux d'artistes montre combien la cabane est un lieu psychique. L'extériorisation de soi dans la nature est une façon, derrière l'apparent repli sur soi hors du monde, de "nous exposer à nos peurs archaïques".
- Construire une cabane dans les arbres. 12 projets pour émerveiller vos enfants. David Parfitt. Paris, Eyrolles, 2005.
- Cabanes dans les arbres. Des nids de rêve. Romain Pages Edition.
- Un monde de cabanes. Pete Nelson. Aubanel.
- Cabanons
à vivre. Rêverie, écologie et conseils
pratiques. Christian La Grange. ed. Terre
vivante, oct. 2004, 144 p. 25€
Ce
livre mêle tour à tour rêveries, conseils très
pratiques, illustrations précises, poésie... autour du
cabanon et de son univers. L'auteur, professionnel de la construction
de cabanons, vous présente plusieurs de ses réalisations,
ilustrées de plans et dessins. Il vous transmet aussi "l'esprit
cabane", approche poétique et naturaliste, intimiste
Notre
avis:
****créativité de charme et harmonie écologique,
un coin de paradis...et notre cabane "Arbre mué" s'y
trouve, en construction. A s'offrir sans délai.
- Cabanes en pierre sèche de France . Christian Lasore et Dominique Repérant, Edisud, 2004.
- Un monde de cabanes. Pete Nelson. Genève, Aubanel, 2004
- Cabanes
Sonya Faure. Flammarion, 2003, 144 p
Dans
les frondaisons d'un arbre ou la touffeur du jardin, perchée
sur une terrasse ou bâtie sur pilotis, la cabane c'est le rêve
matérialisé de toutes les évasions. Sonya Faura
a rencontré les designers et les modestes jardiniers, les nouveaux
anachorètes et les toujours écologistes, les urbains stressés
et les robinsons, tous bâtiseurs de cabanes et habitants - provisoires
ou non - de cette marge qu'est l'indiscipline. Frêle coquille
de branches, cabanon sur un bout de plage ou cahute ultracontemporaine
en tranches de polystyrène, ce livre nous invite à découvrir
tous les états de la cabane.
Notre
avis:
***archi-complet: autant de texte que d'images, fouillé, documenté,
bibliographie prête à l'emploi (mais nos pages n'y sont
pas!)
- La
maison écologique.(F.14504 Vire)-n°16 - Août-septembre
2003. Dossier: Des cabanes et des hommes. 15
pages de photos et conseils et rencontres.
Notre
avis:
***incontournable,
professionnel, pratique, à vos projets! et ...notre site s'y
retrouve

- Rêves
de Cabanes, un livre de Philippe BUREY
Philippe Burey est jardinier - paysagiste en Périgord, à
Fouleix, exactement, entre Bergerac et Périgueux, à 6
km au sud de Vergt : voir "Les Jardins de la Brande"...
Il propose un ouvrage effectivement très poétique en même
temps que pratique, hétéroclique et artistique, prêt
à vous laisser embarquer vers un monde nouveau, différent,
à la fois enchanteur ou enfantin, romantique ou naturel, grandiose
ou fantasmagorique... Qui, enfant, n'a pas révé d'une
cabane dans un arbre ? ou ailleurs ! Qui, adulte, n'a pas
eu envie d'en construire une pour ses enfants ? L'un ou l'autre,
ce monde des cabanes nous entraîne sur des chemins méconnus,
étranges et incertains... tout en titillant le plus profond de
nos désirs ou la plus profonde de nos mémoires.
Paru en mars 2002 Format 24x21 - 167 pages couleur "Éditions
Les Jardins de la Brande"32 €
Notre
avis:
****projet exceptionnel de qualité créative, biodiverse
et humaine, Philippe Burey propose un tour magique en cabanes. Richesse
des photographies: quelques-unes prises chez nous...à Chaumont-Gistoux
au Pacours d'artistes Vagabond'Art 2001, thème "cabanes"
où PB est venu jusqu'à nous! Merci. Mais notre source
est non citée, dommage, nous lui avons exprimé! Son jardin
de la Brande et ses cabanes sont toujours à visiter: foncez.
- Le
génie des cabanes
par Marie-France Boyer
Paris, Thames & Hudson, 1993, 134 illustrations

"Le
génie d'un lieu: l'intelligence de la récupération,
la passion du bricolage, le rejet ou l'envers de la consommation, le
rêve d'une fusion avec la nature, la fascination des matériaux,
les secrets de l'enfance, la recherche en un mot, d'une liberté
exaltante et sans entraves." Ce livre est dédié "A
ceux qui ramassent le bois d'épave et reconnaissent les nids,
à ceux qui aiment l'odeur de la résine et du foin, de
la fougère et du varech"
" Précaire, poétique, essentielle, la cabane offre
l'image du refuge par excellence. Perchée sur un arbre ou nichée
au fond du jardin, dressée sur une plage ou perdue dans les steppes,
elle est le lieu du rêve et de la protection, du repli sur soi
et de l'échappée imaginaire. Petit monde clos qui se suffit,
et défie les lois du réel: un peu moins qu'une maisonnette"
Notre
avis:
****Premier livre sur la cabane, référence culte des passionnés,
c'est un bouquet poétique et une évasion accompagnée.
Rien que du bonheur. Quoi, vous ne l'avez-pas???
Cabanes perchées
Peter et
Judy Nelson Hoëbeke, 224 p., 2002, 26 euros
Ce livre
publié aux USA était bien connus des amoureux des cabanes
dans les arbres. Une traduction francaise vient de sortir. "La
cabane, repaire d'ermite à portée de main, séduit
de plus en plus. De l'autre côté de l'Atlantique fleurissent
des constructions insolites, noyées dans la verdure ou dotées
d'une vue imprenable. Maisons de poupée improvisées par
des parents attentifs, alcôves pour amoureux transis, délires
d'architectes ou résidences secondaires, ces habitations intimes
ont fière allure et dévoilent un peu de l'histoire de
leurs propriétaires. C'est aussi le charme de ce livre original,
abondamment illustré, avec conseils à l'appui à
l'usage des bâtisseurs en herbe. " Le nouvel Obs "D'abord
bien choisir son arbre, chêne tortueux, pin élancé,
eucalyptus odorant ou bouquet d'érables ; puis, les mains posées
sur le tronc, demander à l'arbre l'autorisation de l'utiliser
comme support ; ce rituel accompli, il ne reste plus qu'à nicher
un abri de Robinson éclairé à la bougie ou jucher
un chalet suisse avec terrasse, baignoire, eau à tous les étages.
Comme toutes ces cabanes perchées, l'auteur de ce petit livre
plein de charme est américain : charpentier, bâtisseur
de cabanes aériennes, Peter Nelson est prodigue de conseils avisés."
Lire Tous et toutes en avons eu envie un jour. Un jour probablement
pas si lointain, puisque non seulement nous nous en souvenons, mais,
mieux encore, nous avons conservé cette envie. Les cours gravés
dans l'écorce des arbres ne s'effacent pas si facilement. Quand
nous étions petits, nous avions de grands yeux, des visions assorties,
nous savions voir haut et fort. Nous regardions les arbres, à
défaut de pouvoir y grimper toujours aussi haut que rêvé,
nous savions y voler et nous nous y posions. Nous y faisons éclore
d'étranges fleurs, des fruits bien étonnants. De là-haut
nous voyions les mondes étonnants qu'on n'attrape qu'au vol.
Des cabanes. Qui n'a pas eu envie à un moment donné de
son existence de se construire une cabane ? Et le rêve amorcé
qui ne l'a élevé en regardant plus haut : une cabane dans
les arbres. Voilà comment déjà, sans doute et de
la sorte, les enfants assoiffés d'aventures en imagination donnent
du corps aux désirs, aux soifs et aux fringales. Savons-nous
que ces rêves, ces jeux, ces tournures, ces visions qui ne viennent
que sur la pointe des pieds, pour beaucoup ne meurent pas à l'entrée
de la vie dite sociale, dite adulte, dite la vie. "Les cabanes
dans les arbres, en marge ou plus ou moins, couvrent le monde. Sur tous
les continents. Elles ne sont plus de bric, et moins encore de broc,
mais de vraies constructions, solides, en équilibre, flottantes,
collées aux troncs, suspendues, haubanées, clouées,
vissées, hunes dans les grands mâts, perchoirs, promontoires,
elles sont passées à l'acte, elles sont ouvres de grands,
de chefs, ce qui donne forcément, et cela va de soi, chef-d'ouvre.
Ce livre les recense, il n'est pas exhaustif, il court, devrait-on dire
il vole, plane, à quelques mètres au-dessus du sol et
passe par les fenêtres et glisse au long des échelles et
des cordes, des escaliers, et traverse des chambres, des vérandas,
passe par les toits de ces drôles de nids construits par des hommes
qui n'ont jamais eu d'ailes mais pourtant peuvent jouer à les
replier un moment, à être des oiseaux quand même,
quand ils se posent. · leur hauteur. Et ce livre, lourd de rêves,
vous donnera en plus des merveilleuses photos de ces nids, le mode d'emploi,
pour le jour où, après l'avoir refermé, vous n'aurez
plus qu'une envie : aller vite construire, vous aussi, dans les branches,
à la caresse du vent." L'humanité
un site:
treehouses
anglaises
Handmade
Houses
Von der
Kunst der neuen Zimmlerleute
par Art Boericke et Barry Shapiro
Frankfurt/Main, Dieter Fricke, 1977.
Une cinquantaine de photographies de réalisations
Habitats
Constructions traditionnelles et marginales
par LLoyd Kahn. Traduction française: Pierre Gac
Paris, Editions alternative et parallèles, 1973, 223 p
Table des matières: Cavernes - Huttes - Tentes, Charpente européenne,
Construire, Matériaux, Vie nomade, dômes, constructeurs,
Habitat planétaire
Etienne-Martin,
Mario Merz : des demeures et des igloos
Par Fabien
Faure, LHarmattan, sd, 208 pages
Deux grands artistes de cette seconde moitié du XXe
siècle ont, lun et lautre, conduit durant plusieurs
décennies un projet des plus singuliers. Brouillant les
limites communément admises entre la sculpture et
larchitecture, chacun sest attaché à donner
forme à la
première et authentique maison : Etienne-Martin est
lauteur de vingt Demeures, Mario Merz dune
soixantaine dIgloos.
Traité succinct de l'art involontaire
Gilles Clément,
Paris, Sens & Tonka, 1997, 95 p (Calepin)
"Pour qui veut bien regarder, tout fait art. La nature, la ville,
l'homme, le paysage, l'air du temps, ce qu'on appelle humeur et sur
toute chose, enfin, la lumière .
Par ailleurs, chacun connaît l'art des artistes, celui qui porte
signature. Peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains, cinéastes,
danseurs etc. sont convoqués sur la question de l'art à
propos de laquelle, on le sait, il y a toujours beaucoup à dire.
Il existe cependant une plage indéfinie où se croisent
le champ brut de la nature - les circonstances- et le territoire authentifié
de l'homme.
Ce terrain de rencontre produit des figures à la fois éloignées
et proches de l'art suivant les définitions que l'on en donne.
pour ma part je considère comme art involontaire le résultat
heureux d'une combinaison imprévue de situations ou d'objets
organisés entre eux selon des règles d'harmonie dictées
par le hasard"
"L'art involontaire se glisse dans les failles du temps. Il échappe
aux rangements du patrimoine et, comme tout ce qui hésite face
à trop de lumière, il contourne les aires entendus dela
bienséance, il se tient à l'ombre, farouche.
Mais, par instant et par jeu, il apparaît sans avertir, sauvagement,
en des lieux surpeuplés ou déserts, scène mise
mineure, à l'abri des regards.
Et là gloire solitaire, il propose ses réponses orphelines.
Car jamais personne, on le sait, ne pose sur lui de question.
Et pendant quelque temps il brille."

La nature
de l'art
La conquête de la nature par les plasticiens déborde la
représentation.
Daniéle
Gillemon. In: Le Jardin planétaire. 2000 supplt. Vers L'avenir.
"De tout temps, la nature a été l'objet de l'art
et son fondement. L'artiste n'a-t-il pas toujours agi plus ou moins
consciemment comme s'il était ce créateur et plus pard
ce démiurge capable de repenser la création en mêlant
intimement nature et monde visible à sa vision des choses? Alchimie
spécifique et combien complexe, elle fait l'oeuvre d'art.
Jusqu'à une période récente - l'art moderne rompt
avec cette habitude-, les artistes se sont efforcés de traduire
avec le plus de...vérité possible le monde naturel dans
l'extrême diversité et l'abondance de ses phénomènes."(...)
"C'est l'avènement de l'art moderne, puis contemporain,
clairement désireux d'en finir avec cette conformité même
élastique au modèle qui permet de faire la différence.
la subjectivité de l'artiste, sa capacité d'interprétation
ont pris une importance croissante, relèguant les sujets naturels
(fleurs, paysages, animaux , figure...)et le "métier" au rayon des vieilleries.
Et quand les avant-garde du XXe s. s'emparent de la nature, c'est pour
la mettre en morceaux (le cubisme) ou tout au moins marquer la distance,
substituer au mimétisme d'antan l'illusion de...l'illusionnisme,
la primauté du moi.
Ainsi, Van Gogh et Ensor traitent aussi bien la nature morte que le
paysage mais chez ces modernes, ces ingrédients naturels sont
le support des visions violemment transgressives.La nature est toujours
matériau de premier choix mais taillable et corvéable.
Rien de plus éloigné de la nature que l'art contemporain,
aboutissement de l'exaltation du moi dans ses finalités parfois
les plus obscures. Seuls les "land artistes" et les mouvements
dérivés s'en emparent en intervenant directement sur le
site dans un désir de fusion, ou de substitution, avec la Nature
pour le moins troublant. Il aura fallu la modernité et l'idée
que l'art et la vie peuvent ne faire qu'un pour arriver à pareil
résultat."
5 avril 2009
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